Voyager radin-malin en Amérique du Sud

Conseils pour voyager pas cher en Amérique du sudQuelques règles de base pour faire des économies en voyage sont révélées tout au long de mon ebook. En voici les principales :

– Pour réduire les frais de couchage, préférez un hébergement en dortoirs avec salle de bain partagée et ne prenez une chambre simple avec salle de bain privée que comme un luxe si vous avez besoin d’intimité. Les trajets en bus de nuit, surtout au Brésil et en Argentine, vous évitent de payer une nuit d’hôtel. Parfois, les repas sont compris. Dans les autres pays, en prenant le bus de nuit sur des trajets très longs comme La-Paz-Uyuni ou Cuzco-Puno, vous arriverez au petit matin pour organiser votre excursion qui partira vers 10-11 h et vous pourrez finir votre nuit à l’agence, au lieu de prendre un hôtel et de perdre une journée en attendant le départ le lendemain matin.

– Prenez déjeuner et dîner dans les cantines populaires et les restaurants ouvriers, ou bien sur le marché si vous estimez que l’endroit est suffisamment propre. Vous vous éviterez aussi des soucis de santé. La nourriture, même peu engageante parfois, est fraîche et préparée sur le moment, contrairement aux restaurants touristiques d’entrée de gamme qui proposent une large carte et donc des produits congelés et décongelés. Car n’oubliez pas que les coupures d’électricité sont légion. En revanche, il faut toujours boire de l’eau en bouteille ou, à défaut, utiliser des pastilles purifiantes.

– Pour minimiser les coûts liés aux transports, utilisez les pick-up en faisant du stop au bord de la route en Equateur : ils vous réclameront quelques petites pièces. Partagez les taxis avec des locaux au Pérou et en Bolivie. Marchez ou bien prenez les transports en commun quand c’est possible, sauf la nuit ou dans les zones désertes et excentrées. N’utilisez pas de compagnies de bus touristiques comme Cruz del Sur au Pérou, sauf si vous vous sentez en insécurité ou isolé. Elles augmentent les prix et voyager avec les locaux ajoute du charme au voyage.

– Il en est de même pour les excursions, sauf en Bolivie, où prendre un tour organisé revient à une misère. Dans les autres pays, essayez toujours de voir s’il n’existe pas un moyen de visiter par vous-même. Le coût varie du simple ou double. A plusieurs notamment, il faut oser se lancer. Seul, bien se renseigner avant en faisant le tour des agences pour avoir suffisamment d’informations et ne pas vous mettre en danger. Prenez garde à toujours contracter un tour organisé depuis la ville la plus proche du site touristique, et surtout pas depuis la capitale ou une autre grande ville.

– Négociez systématiquement vos achats et vos excursions. Faites jouer la concurrence ; prenez appui sur un guide de voyage où les tarifs sont indiqués ; prenez à témoin une personne qui revient de l’excursion et a payé moins cher que ce que l’on vous demande. Attention, gardez quand même à l’idée que les prix sont le plus souvent justes, à part au Pérou, très touristique. Les prix gonflent aussi dans les zones isolées, comme les missions jésuites en Bolivie ou la Patagonie en Argentine, car il faut acheminer les marchandises.

– Si vous voyez malgré tout votre budget diminuer comme peau de chagrin, pas de panique. Il existe toujours une solution. La plus simple ? Volontariat (contactez les associations français Jeunesse et reconstruction ou Concordia), travailler à la ferme avec le woofing ou faites du couch surfing dans les grandes villes. Même si l’objectif est avant tout la rencontre humaine, c’est aussi un moyen de faire des économies. Mais pas seulement. Ces semaines de sédentarité vous permettent de vous reposer, de réfléchir à la suite du parcours et de rencontrer d’autres voyageurs au long court.

Julie Olagnol

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À propos Chrissand
On est un couple de voyageurs des 4 coins du monde qui vous proposent tous nos bons plans et conseils pratiques pour voyager en toute tranquilité.

3 Responses to Voyager radin-malin en Amérique du Sud

  1. Bonjour,

    Il y a quelques jours j’ai participé au colloque « Nouveau Monde » où une des tables rondes était  » Quelles valeurs pour le nouveau monde ? »

    La journaliste et blogueuse Emma Ben Jemaa parlait de la dignité et du respect. Elle donnait des exemples des hommes politiques qui parlent de l’égalité et de l’ouverture … et puis de la réalité où les étrangers se sentent en terre conquise et donnent un traitement aux locaux qui n’est pas le même qu’il donneraient à un compatriote.

    Et voilà que je tombe sur votre article où vous donnez des « astuces » que vous même, vous n’appliqueriez jamais en France :

    — Utilisez les pick-up en faisant du stop au bord de la route… ils vous réclameront quelques petites pièces
    — Négociez systématiquement vos achats et vos excursions. Faites jouer la concurrence

    Ou bien, des commentaires comme « Prendre un tour organisé revient à une misère ».

    En Amérique Latine,par exemple, un repas coûte trois fois moins cher qu’ici, alors pourquoi négocier les prix de ces gentils personnes ? Pareil pour le transport…

    Je comprends que certains français partent avec un petit budget mais je crois que ce n’est pas juste de profiter à ce point là des gens.

    Je suis latine et habite en France depuis quelques années, et croyez-moi, je n’ai jamais fait du stop contre quelques pièces ni négocié les prix des artisans car je respecte leur travail.

    Bonne continuation.

    • Chrissand says:

      Bonjour Adriana,

      Je comprends parfaitement votre point de vue mais je suis pas forcément d’accord avec vous.
      Dans certains pays, c’est dans leur culture de négocier (comme par exemple au Maroc) ou aussi de monter les prix pour les touristes.

      J’aime pas l’attitude des locaux qui nous voient comme des portefeuilles ambulants.

      D’autres parts, beaucoup de personnes partent à l’étranger avec des budgets très restreints et chaque pièces économisées est important pour le budget global du séjour.

      Je pense que tout le monde en tire profits, que ce soit le touriste en estimant avoir fait une bonne affaire et économisé quelques pesos ou l’autochtone qui récupère quelques pièces pour avoir pris une personne en stop et complète ainsi son salaire à sa manière.

      Par contre quand je vais dans un pays je respecte toujours les traditions locales, comme de donner par exemple un pourboire au Mexique dans chaque restaurant.

      Vous voyez ce que je veux dire?

  2. Julie says:

    Bonjour Adriana,

    J’ai lu avec attention votre commentaire et je comprends tout à fait votre avis que je trouve très juste. Merci de vos remarques. Profiter des locaux ne correspond pas du tout à ma philosophie du voyage, comme ce concentré d’astuces a pu vous le laisser croire. Ces conseils sont seulement destinés à faire des économies.
    Quand j’utilise « négociez vos achats et excursions », je ne pensais pas aux petits artisans locaux sur les marchés mais plutôt aux boutiques de la calle Sagarnagua à la Paz par exemple, ou aux responsables d’agence de voyage qui, eux, ne manquent de rien, et parfois ne sont même pas originaires du pays !
    Enfin quand je peux, je fais du stop en France aussi, et je prends des auto-stoppeurs dans ma voiture quand je l’utilise et que j’ai de la place. Négocier en France, j’aimerais bien, mais ce n’est pas dans les us et coutumes. Il m’avait semblé que même entre eux les gens négociaient en Amérique du Sud, comme cela peut-être le cas aussi au Maroc…
    Quoiqu’il en soit, cet article en appelle un autre « Comment voyager solidaire ? ».

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